Les projets du 1er hackathon sur la data en pharmacie

En parallèle du Congrès National des Pharmaciens 2019 à Bordeaux, R+/Résopharma et l’Anepf (Association nationale des étudiants en pharmacie de France) ont co-organisé un Hackathon sur la thématique « Health Data Hub : Les données de santé au service du pharmacien d’officine »

Pendant 36h, une vingtaine d’étudiants et de professionnels aux profils pluridisciplinaires (pharmaciens, développeurs, UX designers, business…) ont imaginé un usage innovant des données au service du pharmacien. L’objectif est de répondre à des problématiques comme la prédiction des ventes en pharmacie ; le repérage, l’analyse et le suivi des patients au service des nouvelles missions du pharmacien ; mieux connaitre le patient ; l’organisation au quotidien …

La fondatrice de La Pharmacie Digitale, a fait partie du jury présidé par Jean Marc Aubert, Directeur de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) au coté de Laurence Bouton, directrice des relations institutionnelles Alliance Healthcare Group France, Marine Couvé, Vice-Présidente Perspectives Professionnelles de l’ANEPF, Philippe Gaertner, président de Résopharma et Valérian Ponsinet, Responsable des projets pharmacie numérique et transmission de l’officine de la FSPF. Deux projets ont été récompensés : ça marche, le meilleur projet a remporté 3 000 € pour continuer à développer son projet et Arma, le coup de cœur du jury.

Hackathon Résopharma Anepf

Les pitch à l’issue du hackathon

  1. SATYA, l’humain au cœur de l’officine, propose une sur-couche logicielle qui centralise l’ensemble des informations médicales et administratives du patient. Pour chaque patient, le pharmacien dispose des informations à jour ou d’alertes si une action est requise et met à profit son temps non plus sur des recherches de nature administrative (complémentaire santé, coordonnées du prescripteur …) mais sur la dispensation. Au-delà de l’agrégation de bases de données, SATYA ambitionne de s’appuyer sur un algorithme d’analyse de la délivrance pour la sécurisation du patient (interaction médicamenteuse).
  2. P4pillon, est un logiciel métier disruptif basé sur la coopération entre les professionnels de santé et une nouvelle organisation à l’officine. Déjà en place, P4pillon fait ses preuves sur son territoire et son réseau Millesoins. « Faire plus avec moins et mieux » passe par revoir la place du pharmacien dans le parcours de soins (anticipation des sorties hospitalières et lanceur d’alerte) et une rationalisation des stocks gérés au patient.
  3. Ça marche, « Integrated patient data », est un agrégateur des données médicales du patient (du DMP et du PD) intégré au logiciel métier du pharmacien. Les données hétérogènes sont alors rendues faciles à interpréter et permettent de faire des analyses par segmentation et prédictives pour la pharmacie. Cette équipe internationale a remporté le prix du jury.  
  4. Pharmadex, est une application mobile de scan d’ordonnance et de e-réservation de produit pour les patients. Le pharmacien peut ainsi mieux anticiper l’arrivée du patient au comptoir et l’orienter vers les missions qui lui seraient le plus indiquées.
  5. Arma, est une surcouche logicielle de data visualisation des données enregistrées dans le logiciel métier et dotée d’un module centré sur le patient. Arma aide le pharmacien à mieux faire de la prévention de santé auprès de sa patientèle (rappel de vaccination, entretiens pharmaceutiques…) et optimiser le potentiel commercial de l’officine. Le projet a remporté le coup de cœur du jury.

Ce hackathon met en évidence le rôle clef des données du logiciel métier et les besoins de plus en plus prégnants des pharmaciens de connaitre plus finement leur patientèle. (Les sujets du Health Data Hub et de la data avaient été traités dans cet article).  

Par ailleurs, les données des patients à l’officine sont une partie intégrante du parcours de santé et de vie des patients et à ce titre, les partager avec une équipe de soins sont une innovation d’usage au service du pharmacien correspondant (art. 39 de la LFSS 2019).

Les éditeurs de logiciels métier auront sans doute entendu le message et poursuivront leurs développements vers un logiciel métier centré sur le patient et interopérable avec leurs homologues en ville et à l’hôpital.

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